AMEVICIOUS

Si l’alias de ce DJ et producteur fait un clin d’œil à Sid Vicious, fulgurant héraut du mouvement punk, il y a une raison. Imaginons que ce dernier ait eu treize ans en France en l’an 2000, qu’il ait trempé sa vénération pour les Ramones dans la révolution sonore du premier Daft Punk ou des lancinants Moroder, puis traîné ses arpèges dans la techno mentale.
Amevicious, c’est un peu ça : une nouvelle preuve du croisement génétique logique entre les rythmiques martiales du « no future » et les nappes de la résistance en sous-sol. Avec le même esprit DIY comme liquide amniotique.

En 2008 à Paris, Nico « Vicious » découvre le home-studio. Le lieu fermé le plus ouvert qui soit pour qui manie synthés analogiques, cordes électriques, quelques boîtes à rythmes et une palanquée d’influences. Entre deux diffusions d’une web radio dédiée aux artistes émergents co-animée avec un ami ingé son, Nico produit. Puis quand il ne produit pas, il mixe. Des sets qui démarrent dans une atmosphère plutôt cérébrale, ambient et mentale, avant de bifurquer vers une énergie radicale, brutale, presque violente. Punk un jour, punk toujours, mais avec un supplément d’âme.
Retour à Marseille en 2013. Rencontre(s). Nico « Amevicious » fait entendre ses sons à DJ Did Virgo, co-fondateur du label Virgo Music. Ce dernier lui présente Phred Noir, DJ et co-fondateur de La Dame Noir (dancing, label, bar) prônant un dark disco humide et lent, sombre et dansant. L’accroche est évidente.
En 2015, Nico devient “Amevicious” tout court et signe son premier EP chez La Dame Noir. Tout en puissance et profondeur, « The Fall » convoque les mythiques TR 808 et 909 de la techno des origines sur des guitares acérées et une bass Arpegiator si typique du dancefloor des eighties de l’Hacienda.
Début de l’histoire.