JULIE AZOULAY

Julie Azoulay met en musique et chante des textes anciens traduits en français. On retrouve Les Rubâi’yât de Rûmi, Le Kâmasûtra et Le Cantique des cantiques. Ils rendent hommage à la nature et au plaisir charnel comme versants de l’extase mystique. Une révérence à la langue française et au sacré au sein du verbe même, relevant la nécessité d’une sensualité et d’une plénitude que la nature donne au corps. Une expérience de la joie, qui unit les humains et les forces qui les entourent.

 

Julie Azoulay : chant et composition.
Jérémie Schacre : guitares manouche, classique et électrique.
Thomas Bourgeois : zarb et daf.

 

Premier clip à visionner en cliquant ici : Les Biches

 

Les textes anciens orientaux traduits en langue française :

 

Rubâi’yât :

Parmi les poètes de la langue persane de l’époque classique, Rûmi, mystique du courant musulman soufi, poète et penseur, a écrit au 13ème siècle ces méditations spirituelles marquées par une étroite relation entre la musique et la langue.

Amant passionné de Dieu, il appelle la puissance des éléments terrestres et de l’espace cosmique au-delà. Le parallèle constant entre l’amour des amants et l’amour pour Dieu, entre la vibration charnelle et la passion divine, rappelle l’ambiguïté du poème hébreu biblique. C’est la joie au sens de la joy des troubadours qui fit danser le poète inspiré par le mouvement giratoire des planètes (danse derviche).

 

Kâmasûtra :

Le texte de l’Inde antique célèbre et pourtant mal connu, est mis au-devant de la scène pour rendre justice à sa vraie nature, à la fois théâtrale et poétique. Julie Azoulay rend hommage à la beauté de l’acte érotique dans toute sa puissance et sa vérité, ainsi qu’aux animaux si proches des humains, en offrant un regard sur les techniques de l’amour.

Ce texte parle de la place du plaisir des plaisirs et des sensualités dans une existence. C’est un manuel érotique dans toute son envergure. Dans ce livre, une fois le désir assouvi, l’amour peut renaitre. Le but c’est de rendre l’amour plus fort.

 

Le Cantique des cantiques :

Chir hachirim en hébreu signifie par sa redondance le Chant par excellence, le poème au-dessus de tous les autres poèmes. Le texte biblique se trouve parmi Kétouvim ou Ecrits, où l’on trouve les textes qui ne racontent pas l’histoire du peuple juif, mais des textes de sagesse ou des histoires symboliques.

Ce poème d’amour est ici interprété comme un hymne à la dignité et à l’égalité de la femme et de l’homme ; c’est la force de l’individualité au sein du couple ; l’expression d’un plaisir sensuel de la nature en écho à l’extase de l’amour éprouvé dans sa chair.

 

Biographie des artistes :

 

Julie Azoulay crée L’Atelier de la voix à Arles en 2010, dédié à la transmission des pratiques vocales, suite à une formation et un diplôme en art-thérapie où elle expérimente la voix comme outil thérapeutique, et après avoir rencontré différentes cultures musicales traditionnelles en Méditerranée, dont les danses du sud de l’Italie.

Elle est formée à l’anatomie de la voix avec Blandine Calais-Germain, le phoniatre Guy Cornut, et avec Vicente Fuentes, metteur en scène, directeur du département Voix et Langage à l’Ecole Royale Supérieure d’Art Dramatique à Madrid et conseiller à la Compagnie Nationale du théâtre classique espagnol. Elle se forme aux danses de traditions orientales avec May Kazan et aux musiques de la Méditerranée avec Henri Agnel, pour lequel elle chante dans son opéra Aucassin et Nicolette.

Elle tourne avec l’Ensemble Irini, ensemble de polyphonies sacrées anciennes, dirigé par Lila Hajosi. Le disque du programme Maria Nostra reçoit un Choc de Classica en 2019.

Ses compositions donnent naissance à cette formation en trio qu’elle dirige.

 

 

Jérémie Schacre : médaillé d’or de guitare classique et de musique de chambre au Conservatoire d’Aix en Provence, Jérémie Schacre se passionne depuis toujours pour les musiques improvisées. De découvertes musicales en initiations traditionnelles, il se perfectionne dans les musiques du monde. Le jazz manouche ne le quitte jamais, et fort des scènes qu’il partage avec des musiciens de renom (Didier Lockwood, Tchavolo Schmitt, Tcha Limberger, il intègre de nombreux projets en tant que soliste. Il poursuit son parcours de musicien classique, alliant ses atouts créatifs aux accents de musique du monde à son jeu virtuose au sein d’ensembles s’adonnant à la recherche autour du patrimoine et des textes sacrés.

 

 

Thomas Bourgeois : bercé par le jazz et les musiques du monde, il étudie la batterie dès son plus jeune âge. Sa passion pour les musiques ethniques le pousse à élargir sa pratique instrumentale à différentes percussions traditionnelles. Sa rencontre avec la famille Chemirani, maitre du zarb (percussion iranienne) en Europe, sera déterminante. En parallèle il approfondit sa connaissance des percussions du Moyen Orient (darf, bendir, req). Son statut de batteur-percussionniste lui permet d’intégrer des formations musicales éclectiques, du jazz « oriental » à la musique grecque, en passant par des chants judéo-occitans et la musique médiévale.

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